Lundi 1 octobre 2007
 
Une journée à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
 
J’étais ce samedi 29 septembre 2007 à l’institut d’Etudes Politiques de Paris appelée communément Sciences Po, pour une journée nationale d’échanges et de réflexions.
L’ouverture des travaux a débutée par Claude Bartolone, qui a prôné pour une unité de la gauche afin de faire face à Sarkozy quel que soit le candidat, en donnant la parole aux militants. Aussi en adoptant avec la rénovation du parti socialiste, une idéologie et une stratégie commune. Il a en outre critiqué quelques mesures gouvernementales actuelles et est revenu sur les fameux tests d’ADN en disant que cela illustrait bien une différence entre un gouvernement de droite et de gauche.
 
Par la suite, il y avait la première table ronde qui avait pour thématique : Face au nouveau pouvoir, réinvestir la question économique et sociale. Le premier intervenant était Stéphane Rozès, directeur de l’institut du CSA. Il a développé ce que c’est d’être de gauche de nos jours, face à ces questions économiques et sociales. Pour nombre de français selon lui, le pays est à gauche pour le souhaitable mais à droite sur le possible. Il est revenu sur l’échec de la gauche à la présidentielle, qui selon lui a relativisé sur la question du social en se dessaisissant de ses outils (logements, pouvoir d’achat…), la gauche s’est déporté à la marche du système dans sa représentation. Aussi elle était consensuelle pour dire ce qui n’allait pas mais sans les propositions concrètes.
 
Puis est venu le tour de Jean-Christophe Cambadélis qui a débuté son allocution en disant que la présidentielle était derrière nous, qu’il fallait plus un esprit de camaraderie car tous les présidentiables ont leur chance. En ce qui le concerne, l’on doit passer du socialisme passif au socialisme actif, aussi de préserver les services publics en harmonisant la protection sociale.
 
 Par la suite, c’est la vice-présidente du conseil général du Cher en charge des solidarités, qui a insisté sur le fait que nous cotisons tous pour les autres et que les autres aussi cotisent pour nous. Il faut éviter selon elle de culpabiliser les personnes âgées et les chômeurs, le terme d’assistanat devra être proscrit. Puis est venu le tour du secrétaire national du PS aux entreprises qui a insisté sur le fait de porter un regard sur les avantages et les inconvénients de l’économie mondiale et non de se limiter sur la franco-française. Il a pris pour exemple quelques pays qui ont des taux de chômage moins élevés que la France, mais dont la plus part des emplois se limitent à la précarité. Il a terminé sur davantage de représentativité syndicale au près des salariés.
 
Par ailleurs, il y avait une deuxième table ronde avec pour thématique : Etre socialiste dans l’Europe et face à la mondialisation. Le premier intervenant à cette table fut Huber Védrine qui a commencé par donner les raisons de son refus à intégrer le gouvernement de Sarkozy. En effet, il a dit qu’il était disponible pour rédiger un rapport qui pouvait être utile à la Nation mais non d’intégrer un gouvernement qui ne prônait ses valeurs. Concernant la mondialisation, il a dit que la France était le seul pays à avoir un aspect négatif sur la mondialisation et que les Français n’étaient pas assez préparés. D’ailleurs pour beaucoup, l’économie de marché est dogmatique.
 
L’adjointe du Maire de Paris Anne Hidalgo a insisté sur l’immigration dans la mondialisation. Elle a commencé par dire que la France était un pays de migrations et a insisté sur la richesse culturelle des migrations et des bienfaits que les immigrés qui sont stigmatisés de nos jours ont apporté à la France.
Elle a ensuite dit qu’elle était elle-même fille d’immigrés, qu’il fallait surtout se focaliser sur les raisons qui poussent des personnes à partir de leurs pays, de trouver les moyens pour y remédier et non de se focaliser sur des quotas afin de satisfaire un électorat. En suite est venu le tour d’Arnaud Montebourg qui a surtout parlé de l’outil démocratique dans la mondialisation et Benoît Hamon qui est revenu sur la nomination de DSK au FMI comme président. Selon lui, l’élection d’un socialiste à la présidence de cette institution est une bonne chose surtout pour les pays en voie de développement.
 
Enfin, la journée s’est terminée par un discours de Laurent Fabius qui a commencé par critiquer la politique du gouvernement en place, notamment les cadeaux fiscaux donnés aux plus aisés qu’il a qualifié de transferts fiscaux puisque c’est pris à la population. Selon Fabius, Cinq mois après la victoire de N. Sarkozy et la défaite de S. Royal, le pays voudrait croire à une amélioration, mais les Français commencent à constater les faits et doutent en profondeur. Les médias jouent un rôle majeur dans la stratégie présidentielle. Le pouvoir sélectionne divers thèmes, en fonction notamment des sondages, pour que le Président les investisse. Deuxième temps : un des thèmes est retenu, on met alors en scène l’implication personnelle du chef de l’Etat, on mesure l’impact sur l’opinion, on poursuit si c’est positif, sinon on change aussitôt de thème. Le bombardement médiatique est si puissant et le tournoiement des thèmes si rapide que, malgré le courage de beaucoup de journalistes, les médias et l’opinion sont réduits au rôle de suiveurs. Le but est d’éviter à tout prix le temps de l’analyse critique des faits.
L’utilisation systématique de l’émotionnel et du compassionnel vient en renfort. La compassion d’Etat est érigée en méthode de gouvernement. Après chaque fait divers retentissant, un ministre annonce une nouvelle loi alors qu’il devrait d’abord faire appliquer celles qui existent. Pendant ce temps, l’opium fait son effet : on ne s’interroge ni sur les causes, ni sur les vraies solutions. Déjà, on zappe et on passe à autre chose. Seuls comptent les images et les sondages.
Fabius souhaiterait que le temps d’intervention audiovisuelle du Président et celui de ses collaborateurs soit désormais comptabilisé, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. Un texte devrait le prévoir, ce texte court qu’il a déjà commencé à écrire. « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition », il souhaite qu’un article de ce type sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution.
En conclusion, Laurent Fabius a insisté sur le fait que la solidarité était une des valeurs fondatrices de la gauche, qu’il ne fallait pas en avoir honte. Il faut selon lui une gauche décomplexée qui tienne compte de l’évolution du monde. 
Bertrand Kissangou.  
http://bertrandkissangou.oldiblog.com/
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 27 août 2007
voir lvoir lvoir l
Quelques photos de cette journée, sur la première c'est la madone et moi.

Une rentrée politique réussie pour Ségolène Royal
.
 

 

La Fête de la Rose de ce samedi 25 août qui a concidée avec la rentrée politique de Ségolène Royal a été un succès. Avec plus de trois milles personnes, l’on a retrouvé la ferveur populaire de la campagne présidentielle. C’était un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir. Il y avait au programme, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts. Des navettes en car ont été organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée et dans bien d’autres villes de France.
 
Après plusieures interventions des militants associatifs et des députés socialistes, parmi les quels : Jean Louis Bianco, Michelle Delaunay,  Gilles Savary…. L’on a pu constater que le discours de tous convergeait vers la rénovation. C’est en ce sens que Ségolène Royal a terminé par un discours d’environ 1h30 avec comme postulat de départ une auto critique concernant sa défaite à la présidentielle et a prôner pour une gauche unie et rassemblée avec un programme tenant compte de l’économie du marché pour les échéances électorales à venir, et une opposition constructive. Elle ne tient d’ailleurs pas rigueur à ceux qui ont rejoint la majorité présidentielle, en disant que la porte leur était toujours ouverte. La gauche a en effet besoin de tout le monde pour sa rénovation et même les centristes. Elle a insisté sur le fait qu’elle n’était en compétition avec personne, mais que les socialistes pouvaient compter sur elle pour la rénovation du parti avec un socialisme du 21è siècle.
 
 Ségolène Royal a enfin terminé par l’immense désir d’avancer des français, en signifiant que le pays était prêt pour les réformes qui à ses yeux sont indispensables pour éviter la régression à l’échelle planétaire, et a insisté sur le fait que la mission historique de la gauche et des socialistes était de moderniser la France à la lumière de la justice et du progrès en étant la voix des sans voix.

bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 juillet 2007
Crise au sommet du Parti Socialiste
 
Quatre semaines environ nous séparent du second tour des législatives où le PS a fait mieux que de sauver les meubles. Cela reste tout de même une aubaine compte tenue des divisions en son sein concernant la question du leadership et des sondages qui annonçaient une vague bleue à l’Assemblée. Depuis, il y a eu une succession d’évènements en un temps record, parmi les quels : l’annonce officielle de la séparation du couple Hollande-Royal, le SMIC à 1500€ se trouvant dans le pacte présidentiel dont la candidate elle-même n’y croyait pas, le conseil national qui a reconduit la même équipe dirigeante jusqu’au prochain congrès d’automne 2008 malgré l’échec, la démission de Dominique Strauss-Kahn du bureau national, puis de Laurent Fabius, aujourd’hui c’est Jack Lang qui emboîte le pas…. Bref une succession d’évènements qui décrédibilisent le parti et rendent perplexes les militants. On est loin de la ferveur populaire de la campagne présidentielle et des adhérents de la victoire, les dirigeants faisant tout pour ne pas stimuler de nouvelles adhésions. Le Président de la République est en phase de réussir son pari qui est celui de déstabiliser et d’affaiblir le PS en vue des municipales, pour mieux faire passer ses réformes. De ce fait, pour arrêter l’hémorragie il est salutaire pour le parti de se ressaisir maintenant et non à l’approche des municipales. La rénovation s’avère plus que jamais indispensable pour préparer les échéances électorales à venir. C’est ainsi qu’il est à mon sens urgent de consulter les militants dans l’immédiat car en effet, nos concitoyens qui se reconnaissent en la gauche aspirent à un changement profond venant d’elle.
 
Bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 juillet 2007
voir l'image en grand

Le projet de loi contre la récidive de Rachida Dati.
 
En présence de quelques sénateurs, la ministre de la Justice Rachida Dati a présenté hier son projet de loi sur la récidive qui bien que contesté a été adopté en première lecture au sénat et qui le sera certainement aussi à l’assemblée. L’on s’achemine alors vers le tout carcéral alors que les prisons sont déjà saturées. Au moment où un fonctionnaire sur deux allant en retraite ne sera pas remplacé, l’on peut se demander comment le gouvernement comblera le vide au niveau de l’éducation nationale. Je reste persuadé que pour freiner la délinquance juvénile, le gouvernement devra mettre plus de moyens sur l’éducation. En effet, l’ascenseur social étant bloqué au sous-sol dans les cités, il serait souhaitable de donner plus de moyens aux jeunes pour accéder à un premier emploi. C’est cela à mon sens le remède pour palier à la délinquance car quand l’on a Bac+5 et que l’on s’appelle Mamadou ou Mohamed et que l’on termine sa carrière dans la sécurité ou le bâtiment, cela n’incite pas les jeunes des cités à aller le plus loin possible dans les études. J’ai été contre la discrimination positive prônée par le candidat Sarkozy mais je dois avouer que le Président de la République m’a épaté avec la nomination au sein du gouvernement des Français issus de l’immigration à des postes où ils ne font pas que de la figuration. Cela n’est pas une question de gauche ou de droite mais quelque chose d’indispensable pour notre Nation. J’ose espérer que cela ne se limitera pas que là et que les chefs d’entreprises devraient s’en inspirer pour une représentativité équitable dans tous les secteurs d’activité, pour une France plus juste. J’ai la ferme conviction qu’une France plus juste est la solution aux problèmes des cités, et non une société à deux vitesses.
J’en ai assez que les jeunes issus de l’immigration soient stigmatisés surtout que pour nombres de nos concitoyens, jeune noir ou arabe est synonyme de délinquant alors que nos banlieues regorgent aussi d’énormes talents.
 La Ministre de la justice a déclaré que "Lorsque l'on est jugé pour la troisième fois, il est normal que la sanction soit claire et exemplaire", "Il ne peut en aller autrement, sauf à remettre en cause l'idée même que nos concitoyens se font de la justice. Pour autant, alors même que les actes commis par ces délinquants sont insupportables, le projet de loi permet au juge d'adapter la peine à des situations humaines qui, même si elles sont rares, méritent considération".
Ce texte en effet remet en cause le principe fondamental de l’individualisation de la peine, car toutes les situations ne se ressemblent pas et il y a assez souvent des circonstances atténuantes. Par ailleurs la mise en place des peines planchers minimales pour les récidivistes est une bonne chose à mon sens, par contre il serait souhaitable de mieux encadrer les mineurs que de les envoyer en prison.
En somme, avec la majorité parlementaire il est quasiment certain que ce texte sera adopté mais l’on jugera par la suite si cela portera ou non du fruit.
 
Bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 18 juin 2007
 
Quelques photos de mon bureau de vote ce dimanche 17 juin 2007 pour le second tour des législatives.


           Le raz-de-marée annoncé n’aura finalement pas lieu
 
 
Avec une participation légèrement au-dessus du scrutin précédent du moins dans certaines circonscriptions, il y a réellement eu un sursaut citoyen de l'électorat de gauche en ce deuxième tour des législatives. En effet avec un seul élu de gauche au premier tour et 109 pour la droite, l’on s’attendait à un tsunami au second selon les médias. Les électeurs ont cependant fait mentir les sondages en envoyant un maximum de députés de gauche à l’assemblée. 231 députés de gauche au total, 320 pour la droite et 26 pour le Modem et le Nouveau centre. Le Parti Socialiste a même amélioré le nombre de ses députés à l’assemblée avec 69 en plus, tan disque l’UMP en a perdu 47 par rapport à l’assemblée sortante. Il est certain que le pouvoir en place a la majorité nécessaire mais par ces résultats, nos concitoyens ont adressé un message fort au nouveau pouvoir pour dire qu’il n’avait pas carte blanche sur toutes les réformes. Le plus dur surtout pour le gouvernement en place c’est la défaite d’Alain Juppé, deuxième personnalité du gouvernement battu à Bordeaux qui est de ce fait démissionnaire.Les socialistes de leur côté améliorent leur score de 2002, dans de nombreuses circonscriptions, des candidats en difficulté ont réalisé des rétablissements spectaculaires: l’électorat de gauche, très démobilisé lors du premier tour, a retrouvé le chemin des urnes. La plupart des ténors de gauche, mal en point entre les deux tours, ont réussi à se refaire en une semaine, comme Arnaud Montebourg, Julien Dray, Strauss-kahn…
Les résultats escomptés en ce second tour sont de bonne augure pour les prochaines municipales au PS mais cela reste tout de même une défaite puisque c’est la droite qui a la majorité à l’assemblée. C’est en ce sens que le PS devrait penser à rénover dans l’immédiat le Parti pour les prochaines échéances électorales.
 
Bertrand Kissangou 
 
null
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 juin 2007
voir l'image en grand
                           Appel au sursaut citoyen
 
Les électeurs se sont rendus timidement aux urnes pour ce premier tour des élections législatives, avec un taux record d’abstention sous la cinquième République avoisinant les 40%.
Il y a différentes raisons qui expliquent cela, parmi les quelles l’inversion du calendrier avec en plus le quinquennat entraînant la présidentialisation du régime politique, le matraquage des sondages avec les médias qui annonçaient déjà une vague bleue, la lassitude des français de retourner aux urnes sous peu pour un troisième tour…
Pour beaucoup de nos concitoyens, les carottes étaient déjà cuites de ce fait le déplacement aux urnes n’en valait la peine. L’UMP a donc obtenu 40,6% des voix estimées, 28,7% pour le PS, 7.5% pour le modem de Bayrou, le PCF 4.8%, FN 5%, Verts 2.8%, EG 3.7%, Nouv centre 2.2%, Div droite 1.2%, MPF 1.2%, MNR 0.4%, CPNT 0.9%, autres 1.7%.
Au vu des résultats, l’on s’achemine vers une assemblée bipolaire, le parti communiste par contre devrait perdre son groupe parlementaire, le nouveau centre conduit par Hervé Morin constituerait un troisième groupe, ce qui n’est pas le cas du MoDem de Bayrou qui ne pourra en constituer un. Il en ressort donc de ces résultats que les Français ont surtout eu à cœur de donner la majorité au nouveau président pour qu’il applique son programme.
Cependant, une majorité écrasante à l’assemblée n’est pas compatible avec une démocratie moderne, l’opposition se limitant à la figuration. La majorité Présidentielle pourrait alors faire passer tout et n’importe quoi comme lois à l’assemblée et le dernier recours deviendrait alors la rue.
En général une majorité écrasante sous la cinquième République n’a pas toujours eu que des avantages pour le pouvoir en place, le gouvernement Juppé d’ailleurs de 95 est un bel exemple.
C’est la raison pour la quelle que c’est dans l’intérêt de la Nation et du Parti Socialiste de mobiliser les près de 40% d’électeurs qui se sont abstenus au premier tour en pensant à la ferveur populaire des présidentielles. Il faudra de ce fait démontrer les dangers du libéralisme, des pouvoirs sécuritaires en s’opposant au tout carcéral en privilégiant l’éducation, toujours l’éducation. Il ne suffira pas seulement de chercher à sauver les meubles mais de démontrer que le PS a un meilleur projet de société. L’enjeux étant crucial surtout pour préparer les prochaines municipales il sera très opportun de penser à la rénovation du PS tout de suite après les législatives quel qu’en soit le résultat.
C’est ainsi qu’avec la vague bleue qui se fait montre, dans l’immédiat il serait souhaitable et indispensable qu’il y ait un sursaut citoyen pour le second tour car il en va de l’intérêt suprême de la Nation.
 
Bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 juin 2007
La vague bleue aux législatives peut-elle être évitée ?
En règle générale sous la cinquième République, les électeurs ont toujours donné la majorité au nouveau Président à l’Assemblée Nationale. Avec 53.06% de voix exprimées au suffrage le 6mai dernier, le nouveau Président est à priori favori pour une large majorité au parlement.
A en croire les derniers sondages, l'UMP obtiendrait une large majorité aux législatives des 10 et 17 juin. De ce fait selon l'institut TNS Sofres, l'actuelle majorité obtiendrait de 365 (soit le nombre de sortants) à 415 sièges, le PS et ses alliés de 137 à 153 sièges et le MoDem de 2 à 10 sièges. Une vague bleue se profile alors à l’assemblée, mais nous savons qu’ une élection n’est pas gagnée d’avance sans son déroulement.
Le Président de la République avec l’ouverture dans son gouvernement des personnalités de gauche comme du centre, semble remonter dans l’estime des français surtout que le candidat Sarkozy semble être différent du Président Sarkozy. Il a en plus marqué un grand coup aux français issus des minorités visibles avec la nomination de Rachida Dati comme Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Cependant nos concitoyens oublient que les réformes les plus impopulaires attendront la fin des législatives.
 
 C’est ainsi qu’il faudra se demander aux urnes les 10 et 17 juin prochain si l’on souhaite avoir 4 franchises. Une mesure antisociale dangereuse pour la santé publique et inopérante, que prône le gouvernement en place c’est à dire 4x10 euros non remboursés chaque année sur les examens médicaux, les hospitalisations, les consultations et les traitements.
 
Par ailleurs de Conforter l’assurance maladie solidaire en lui permettant de tenir ses promesses, en menant les réformes nécessaires dans la concertation avec les partenaires sociaux et les associations des malades, ce que prône le Parti Socialiste. Il faudra aussi se demander si l’on préfère faire plus d’heures supplémentaires en sachant que c’est le patronat qui décide et que dans certains secteurs d’activité, cela est pratiquement impossible surtout pour les employés travaillant en 3x8 ou de favoriser le travail pour tous que prône le PS avec un meilleur salaire.
 
En outre il faudra aussi se demander si l’on souhaite que la TVA soit augmentée de 2 points avec une hausse généralisée des prix pour financer le trou caché de la sécurité sociale.En bref, je pourrai en citer encore bien d’autres comme le CDI calqué sur le CNE, la baisse du bouclier fiscal à 50% (taux maximum d’impôt) qui ne concerne que 3% de français…
 
En somme, les mesures proposées par le gouvernement et qui prendront effet après les législatives en cas de majorité, ne profiteront qu’aux plus riches et non les classes populaires.
la situation économique et financière de la France apparaît très dégradée. Le taux de croissance moyen depuis 2002 n’excède pas 1,6 % par an en moyenne. Il atteint 2 % en 2006, alors qu’il frôle les 5 % au niveau mondial et dépasse les 2,7 % au sein de l’Union européenne. Ce n’est pas le parti socialiste qui était au pouvoir depuis 2002, avec un peu plus de mobilisations dans les circonscriptions, le PS peut encore faire mentir les sondages en évitant la vague bleue à l’Assemblée Nationale.
 
Bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 juin 2007
voir l'image en grand 
Le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement.
 
Je ne sais ce que l’identité nationale vient faire dans un ministère de l’immigration. L’on peut se poser alors la question de savoir si l’immigration est un danger pour l’identité nationale ?
Ce que je crains c’est l’amalgame entre les Français issus des minorités visibles, les immigrés intégrés de longue date dans la société française, les nouveaux arrivants réguliers et les clandestins. A mon sens, un tel ministère risque d’accentuer la peur de l’étranger et le nationalisme.
On est français par le droit du sol (en naissant en France, en y résidant quelques années avant sa majorité et à condition de manifester le désire de le devenir à sa majorité quand l’on a des parents étrangers), par la filiation ( le droit du sang quand l’un des parents au moins est français) ou par la naturalisation quand l’on fait la demande et que l’Etat français estime qu’on est parfaitement intégré(pas de casier judiciaire, que l’on paye ses impôts, l’on justifie d’une activité…) dans sa société. N’est pas français alors qui le veut comme le pensent certains de nos concitoyens. De même les étrangers doivent justifier d’une activité en France pour pouvoir bénéficier d’un titre de séjour et là aussi sur certaines conditions. Pourquoi associer alors l’immigration et l’identité nationale alors que nos valeurs républicaines sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Y aurait – il des français qui auraient plus de droits que les autres ? , Non ce n’est pas ma conception de la République.La France nous l’aimons dans sa diversité qui est une richesse culturelle. En effet, nous n’avons pas tous pour ancêtres les Gaulois mais nous avons une histoire commune avec l’époque coloniale d’où le devoir de mémoire et non de repentance. Certes la France ne peut accueillir toute la misère du monde mais l’Etranger qui prend des risques inimaginables au commun des mortels croyant trouver l’eldorado en allant en France ou ailleurs le fait certainement par nécessité. Je ne dis pas que je suis favorable à une immigration massive en France, mais c’est plutôt l’hypocrisie de nos dirigeants que je n’apprécie pas. Je déplore surtout le fait qu’en parlant de l’immigration c’est de prime à bord les Africains qui sont indexés alors qu’il y a aussi des chinois, des européens et bien d’autres encore. S’agissant de l’Afrique francophone, la France est en partie responsable avec sa politique de la françafrique conduite depuis des décennies par des gouvernements de droite comme de gauche. J’ose espérer que le co-développement rajouté à ce ministère ne sera pas qu’une façade. Le codéveloppement n’aura de sens avec l’Afrique que dans un partenariat à parts égales et non dans la relation de dominants à dominés. En effet les pays africains ne sont indépendants qu’en théorie mais pas dans la pratique. Les pays de la zone franc par exemple (Congo, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Togo, Tchad, Burkina Faso, Bénin, Niger, République centrafricaine, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale) dépendent économiquement de la France ne serait ce que par la monnaie le franc CFA. En Afrique, la Zone franc constitue un espace monétaire et économique. Cet ensemble, formé d'Etats et de territoires parfois très différents les uns des autres, est issu de l'évolution et des transformations de l'ancien Empire colonial français et d'États qui n'étaient pas des colonies françaises comme la Guinée équatoriale. Après l'accession à l'indépendance, la plupart des nouveaux États ont choisi de rester dans un ensemble monétaire homogène, dont le cadre institutionnel a été rénové et qui a été structuré par un système de change commun. Leurs devises sont des contre valeurs à parité fixe avec l'euro, dont la valeur est garantie par le Trésor public français, dans le cadre du traité de Maastricht. Comment voulez vous parler de développement quand déjà ces pays ne sont indépendants économiquement. En outre le remboursement de la dette à des taux très élevés freine le développement de ces Etats, alors que leurs matières premières sont exploitées et ils ne jouissent parfaitement de cela à cause des contrats signés pour certains depuis les indépendances qui ne leurs sont favorables.
L’immigration ne peut être une menace pour l’identité nationale puisque l’étranger qui arrive dans une terre d’adoption a pour leitmotiv de s’intégrer pour un lendemain meilleur. De ce fait, le migrant n’est pas une menace pour l’identité nationale mais c’est la France qui n’a pas réussit l’intégration de différentes communautés sur son sol, c’est la raison pour la quelle certains français issus de l’immigration ne se reconnaissent en une France qui ne leur donne les mêmes chances de réussite que les autres. C’est dommage par exemple de constater qu’il a fallut les émeutes des banlieues de novembre 2005 pour voir pour la première fois un noir présenter le journal de 20h dans une grande chaîne de télévision, c’est comme si les noirs ne savaient faire que le sport et la musique. Il y a encore des préjugés mais je reste persuadé que mon pays la France ira de l’avant et que nos dirigeants feront preuve de bon sens déjà dans nos institutions pour un reflet véritable de la société française. 
 
Bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 1 mai 2007

 

La dernière ligne droite de la présidentielle
 
Dans quelques jours nous repartirons aux urnes pour élire notre future présidente ou président, c’est un moment crucial car il s’agira de notre avenir et de celui de nos enfants. D’un côté il y a la société ultra libérale que prône Sarkozy avec pour leitmotiv un CDI calqué sur le CNE qui entraînera encore plus de précarité, avec en plus la prédestination où tout est perdu d’avance pour certains individus. De l’autre il y a la société plus sociale de Royal avec une France plus juste dans la quelle tout est remis en cause et rien n’est perdu d’avance.
 
Il y a de ce fait deux modèles de société bien distincts où l’un remet en cause la survie de notre modèle social en s’attaquant à la sécurité sociale avec une franchise très variable qui entraînera des inégalités d’accès aux soins qui ne sera bénéfique qu’aux plus riches. En outre nos services publics sont menacés, les protections collectives et les retraites aussi. Par ailleurs la France de Royal tend la perche à chacun pour pouvoir construire son destin, car Ségolène a pris la mesure de la situation difficile de notre pays, raison pour la quelle elle insiste sur le donnant-donnant et le gagnant-gagnant, ce qui est contraire à l’assistanat.
 
Nos valeurs républicaines sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Cependant avec le ministère de l’immigration et de l’identité nationale que prône Sarkozy, une menace de l’unité nationale, du tissus social et de nos valeurs républicaines se profile à l’horizon. A force de convoiter l’électorat du FN en banalisant les idées de Le Pen, Sarkozy crée une fracture sociale considérable, d’ailleurs nous le remarquons même dans nos entreprises où certains collègues du boulot ont désormais l’audace de dire qu’ils ne sont pas racistes mais qu’ils votent FN. Si Sarkozy est élu dimanche prochain, ce que je ne souhaite pas, la banalisation des idées du FN restera encrée dans l’esprit de nos concitoyens et je ne sais ce qu’adviendra de notre société.
 
M. Sarkozy, la France nous l’aimons dans sa diversité, c’est ce qui fait sa richesse. Certes elle ne peut accueillir toute la misère du monde mais c’est dans la manière de faire et de dire que nous combattons vos idées. L’on peut être ferme tout en restant juste, car l’anarchie n’est profitable à personne. C’est nous qui sommes les premières victimes dans nos cités et non vous à Neuilly car il n’y a pas que la racaille dans les banlieues, en empruntant votre expression.
 
La France nous l’aimons, cette France pour la quelle nos parents et grands-parents ont sacrifié leurs vies avant les indépendances pour sauver la mère patrie.
Cette France de De Gaule qui est une grande puissance grâce en partie à ses anciennes colonies, et je peux m’exprimer aujourd’hui en français par ce que nous avons une histoire commune.
Nous aimons notre pays et nous ne pouvons la quitter car c’est notre pays, mais c’est la France aujourd’hui qui oublie son histoire en rejetant ses enfants. Nous voulons d’une France plus juste où il n’y aura plus de discrimination à l’emploi par rapport à la couleur de la peau, dans la recherche de logements, dans les entreprises quand il faudra accéder à des postes plus qualifiés, j’en sais d’ailleurs quelque chose.
 
Je rêve d’une France métissée fière de son histoire où les valeurs républicaines sont respectées, non seulement théoriquement mais aussi dans la pratique.
Il est en effet facile de stigmatiser les immigrés M. Sarkozy surtout originaires d’Afrique, quand nous savons que la France est en partie responsable avec sa politique de la francafrique de cette vague d’immigration. Il faut de ce fait une vraie politique de co-développement, tout en s’assurant que l’aide destinée à ces pays est utilisée à bon escient, et non en étant complaisant avec certains dirigeants quand les intérêts de la France sont sauvegardés. C’est inadmissible de savoir que l’Afrique est un continent qui regorge beaucoup de richesses mais en général 95% de sa population croupit dans la paupérisation tan disque 5% vit dans un luxe insolent.
 
Mes chers compatriotes, dans cette dernière ligne droite le vrai problème à se poser est celui de notre pouvoir d’achat, notre sécurité sociale qui est menacée, nos emplois aussi car avec la France de Sarkozy le CDI sera plus flexible donc encore plus de précarité, mais le tapis rouge déroulé pour le patronnât. Dimanche prochain, faites le bon choix car après il sera trop tard, ne vous laisser pas berner par l’insécurité et l’immigration qui ne sont pas une fatalité s’il y a des politiques plus justes.
 
Bertrand Kissangou.
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 avril 2007

Les Français ont fait leur choix 

 
Les électeurs français se sont rendus massivement aux urnes le 22 avril 2007 et ont choisi leurs candidats. C’est le retour au classique droite contre gauche avec deux candidats, Sarkozy s’opposant à Royal. Les compteurs sont désormais remis à zéro, les Français devront désormais choisir entre deux modèles de société qui s’opposent : le modèle ultra libéral de Sarkozy semblable au modèle anglo-saxon ou le modèle social de Royal avec une France plus juste.
 
Par ailleurs l’on ne peut s’empêcher de penser au score historique de François Bayrou (19%) qui devient de facto l’arbitre du second tour et c’est son électorat qui fera la différence. Au vu des résultats du premier tour, une alliance entre L’UDF de Bayrou et le PS est souhaitable pour contrer Sarkozy. Cependant une politique sociale démocrate sera plus en mesure   de faciliter cette alliance.
 
 En outre l’énigme reste la consigne de Bayrou à ses électeurs quand l’on sait que certains députés de l’UDF ont été élus avec les voix de l’UMP, et que son électorat est composé des déçus de Sarkozy et de Royal. Les compteurs sont réellement remis à zéro et tout devient possible d’un côté comme de l’autre.
 
C’est ainsi que les électeurs devront se demander dans l’urne s’ils veulent d’une France avec plus de précarité surtout avec la franchise très variable de Sarkozy qui entraînera des inégalités d’accès aux soins qui ne profitera qu’aux riches ou d’une France plus juste de Ségolène avec le travailler tous qui s’oppose au travailler plus de Sarkozy quand l’on sait que c’est le patronat qui décide.
 
Bertrand Kissangou.
http://bertrandkissangou.oldiblog.com
 
Par kissangou Bertrand - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus